Epilateur lumiere pulsée ou épilateur laser : quel est le principe ?

Les appareils disponibles sur le marché actuellement fonctionnent tous selon la technique de lumière pulsée. Les épilateurs laser sont en effet manipulés uniquement par les dermatologues, formés à cette technique.

L’épilateur laser « maison » n’existe donc pas encore. Les appareils accessibles aux particuliers proposent d’une méthode semi-définitive : les poils peuvent continuer à pousser malgré tout, mais bien moins nombreux et bien plus fins. Comment ça marche ? Le fonctionnement de l’epilateur lumiere pulsée est simple : il cible le pigment qui colore le poil et détruit le bulbe grâce à l’énergie transformée en chaleur. En repoussant, la racine tombe, évitant ainsi l’apparition d’un nouveau poil. Le traitement ne se fait pas en une seule fois, mais en plusieurs séances, chacune espacée de quelques semaines. Plus le contraste entre la couleur du poil et de la peau est important, plus l’épilation sera efficace. À chaque exposition à la lumière pulsée, le bulbe perd de sa vigueur, ce qui ralentit petit à petit le processus de repousse, jusqu’à l’éliminer complètement sur certaines zones.

Lumière pulsée : pour quels profils ?

Ces appareils sont particulièrement performants sur les peaux claires et les poils noirs. Les ondes s’attaquant à la mélanine, la plupart des appareils ne sont pas recommandés pour les peaux noires ou très foncées sous peine de brûlures, voire de modification de la pigmentation. Sur le même principe, les ondes ne reconnaissant pas les pilosités trop claires, elles ne peuvent donc pas agir correctement sur le bulbe. Notez cependant que les constructeurs travaillent sur des produits réparant cette injustice. Certains modèles mettent déjà en avant leur efficacité dans les cas cités plus haut. Les épilateurs à lumière pulsée sont relativement chers, mais finalement assez vite amortis, notamment si vous êtes un(e) adepte de l’épilation à la cire en institut. Le traitement s’étend sur une période comprise entre 12 et 24 mois selon votre pilosité, la zone à traiter et la couleur de votre peau. En moyenne, il faut compter environ 15 mois pour l’élimination d’environ 80% des poils, dans le cas d’une personne présentant les caractéristiques idéales.

À quoi ressemble une séance ?

Ne faites pas l’impasse sur la lecture du manuel, car les indications peuvent être différentes selon le modèle. Il est primordial, pour optimiser les résultats de suivre à la lettre les instructions du constructeur. Avant de commencer le traitement, un coup de rasoir est nécessaire en général entre 48 h et 72 h avant la séance, pour que l’appareil puisse s’attaquer directement au bulbe et non au poil déjà visible. Choisissez la tête de votre épilateur en fonction de la zone à traiter et l’intensité de la lumière émise selon le type de votre peau. Certains modèles analysent la couleur de votre peau et adapte le réglage de la puissance du flash automatiquement. Ensuite, il suffit d’appliquer l’epilateur lumiere pulsée zone par zone. Petite astuce : marquez les parties déjà traitées pour éviter d’exposer votre peau plusieurs fois. Comptez environ une heure pour les demi-jambes, les aisselles et le maillot. En général, les premiers résultats sont observables après la deuxième ou troisième exposition à la lumière pulsée. La chute des poils dès la première repousse vous indique le bon fonctionnement du traitement.

Optimisez les résultats

Le rasoir est le meilleur ami de votre appareil d’épilation à lumière pulsée et qu’il vous faudra définitivement abandonner toute autre méthode pendant la durée de votre traitement. Bien moins douloureux que l’épilation électrique ou à la cire, ce procédé a également l’avantage d’éviter les poils incarnés ou autres désagréments quasiment inévitables avec le rasoir ou la crème épilatoire par exemple. Les résultats apparaissent en général après les deux premiers mois d’utilisation, même si chez certaines personnes, l’efficacité est évidente dès le début du traitement : le poil repousse beaucoup plus lentement et sur certaines zones, plus du tout. Espacez les séances en fonction de la vitesse de régénération des poils. Vous remarquerez rapidement qu’ils réapparaissent bien plus lentement qu’auparavant.

Après un an d’utilisation, le constat est plutôt positif : vous êtes tranquille pendant au moins deux mois : oubliez les RDV toutes les deux ou trois semaines chez votre esthéticienne. Au fur et à mesure des séances, les poils repoussent de façon beaucoup plus éparse et sont moins épais. Certaines zones comme l’arrière du mollet ou les aisselles seront peut-être même définitivement débarrassées de vos poils, laissant votre peau douce, vous autorisant une sortie improvisée à la piscine à tout moment ! Ne perdez pas à l’esprit que cette méthode est considérée comme semi-permanente, vous aurez de temps en temps, à faire une petite séance de rappel.

Prenez vos précautions

Avant de vous lancer, évaluez bien votre profil et choisissez votre appareil en fonction de vos caractéristiques physiques.

Évitez l’exposition au soleil avant et après les séances : préférez commencer le traitement à l’automne et n’hésitez pas à l’interrompre en été pour quelques semaines si besoin. Respectez toujours les délais entre deux séances préconisées par le constructeur et évitez de diriger les flashs vers les zones tatouées, des cicatrices ou des grains de beauté. En toute logique, en cas de prise de médicament photo-sensibilisant, diabètes, chimiothérapie et pour les femmes enceintes, les séances sont à proscrire.